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19/09/2017

Soutenues par des bénéfices robustes

Grâce à la reprise économique mondiale et à des taux de financement bas, les entreprises devraient encore améliorer leurs bénéfices ces prochains mois. Toutefois, ce mouvement sera graduel, car les effets positifs du rebond des prix pétroliers de l’an dernier sur les bénéfices s’estomperont. La forte croissance des bénéfices permettra aux marchés boursiers de gagner du terrain malgré des valorisations globalement élevées. Ce sera notamment le cas aux Etats-Unis où la normalisation de la politique monétaire devrait peser sur les valorisations, limitant ainsi le potentiel de hausse du marché.

Zone euro : encore positifs, mais attention à la vigueur de l’euro

Les bénéfices devraient encore s’améliorer grâce à la poursuite de la reprise économique. La hausse des taux profitera aux valeurs financières, secteur clé pour la zone euro. Le rebond des échanges internationaux et l’embellie dans le monde émergent ont également eu un effet favorable, les entreprises réalisant une bonne part de leurs recettes en dehors de la zone. La vigueur de l’euro depuis début 2017 pourrait réduire la compétitivité et a déjà incité les analystes à moins relever leurs prévisions de bénéfices, mais la monnaie unique devrait légèrement consolider. Enfin, la politique monétaire devrait rester très accommodante dans la zone euro, tandis que les valorisations semblent raisonnables comparé aux actions dans le reste du monde.

Actions américaines : faible potentiel de hausse

Grâce à un rebond des ventes depuis la mi-2016 et une expansion des marges, les bénéfices des entreprises ont été solides au deuxième trimestre. Toutefois, le potentiel d’expansion des marges sera maintenant limité par des pressions salariales résultant de fortes créations d’emploi. En outre, les conditions de financement devraient se détériorer légèrement ces prochains mois, à mesure que la Réserve fédérale relèvera ses taux et réduira son bilan. Souvent, la hausse des rendements qui en résulte s’accompagne d’une baisse des valorisations, limitant le potentiel des actions.

Japon : forte croissance des bénéfices et valorisations attractives

Les actions bénéficieront de bonnes valorisations, d’une meilleure croissance des bénéfices (grâce au rebond de la demande interne et étrangère), d’une amélioration des rendements sur fonds propres et de solides fondamentaux (faible ratio dette nette/actifs totaux, etc.). En outre, l’USD/JPY devrait se raffermir ces 6 prochains mois, ce qui limitera les risques baissiers puisque les actions affichent souvent une corrélation négative avec le yen.

Marchés émergents : rester sélectifs

Les entreprises ont amélioré leurs bénéfices et leurs marges grâce à un rebond des échanges internationaux et de la croissance, un dollar faible et des valorisations attractives (surtout comparé au monde développé). Toutefois, elles pourraient souffrir de hausses des taux US et d’un ralentissement chinois au second semestre. Il faudra privilégier les marchés menant des réformes structurelles, revoyant leur gouvernance ou exposés au cycle des semi-conducteurs.